Al-Tahir al-Mardi rejoins family as Khartoum returnees face ruins
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International

Al-Tahir al-Mardi retrouve sa famille alors que les personnes rentrant à Khartoum font face aux ruines

Une vidéo principale indique que le journaliste soudanais Al-Tahir al-Mardi a retrouvé sa famille à Khartoum après trois ans de séparation causée par la guerre au Soudan. Cette réunion personnelle s’inscrit dans un retour plus large et fragile vers la capitale : l’armée soudanaise a déclaré avoir repris Khartoum aux Rapid Support Forces en 2025, tandis que des sources humanitaires indiquent que les habitants retournent dans des quartiers où les maisons, les réseaux électriques, les hôpitaux et les services d’eau ont été gravement endommagés. La Commission européenne décrit le Soudan comme la plus grande crise de déplacement au monde, avec plus de 9 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et plus de 4,4 millions de réfugiés dans les États voisins. Le retour à Khartoum n’est donc pas un moment net d’après-guerre. C’est un test pour savoir si les civils peuvent reconstruire une vie familiale dans une capitale encore marquée par l’insécurité, les infrastructures détruites, les munitions non explosées, le risque de maladie et un conflit qui se poursuit ailleurs au Soudan.

Belgium Impulse Editorial·17 June 2026·3 min read·7 sources
Key signal

Pour les lecteurs belges, il s’agit avant tout d’un sujet international humanitaire et sécuritaire, et non d’un sujet local belge. Il importe aux habitants, aux électeurs, aux organisations d’aide, aux communautés soudanaises en Belgique et aux lecteurs suivant la politique de l’UE, car la Commission européenne affirme que l’UE finance l’aide d’urgence, les sanctions et le travail d’accès humanitaire liés au Soudan. Les institutions européennes basées à Bruxelles font partie de la réponse, tandis que les contribuables belges et les ONG sont indirectement liés aux choix concernant l’aide, l’asile, l’application des sanctions et la pression diplomatique.

Al-Tahir al-Mardi (journaliste soudanais identifié dans la vidéo principale comme travaillant pour Al Jazeera) est la personne dont la réunion familiale sert de point d’ancrage à l’histoire. Khartoum (capitale du Soudan au confluent du Nil Bleu et du Nil Blanc) est devenue un champ de bataille majeur après le déclenchement des combats en avril 2023. Les Sudanese Armed Forces, ou SAF (l’armée régulière soudanaise dirigée pendant la guerre par Abdel Fattah al-Burhan), ont combattu les Rapid Support Forces. Les Rapid Support Forces, ou RSF (force paramilitaire dirigée par Mohamed Hamdan Dagalo, largement connu sous le nom de Hemedti), sont issues de structures de milices du Darfour et sont devenues un centre de pouvoir national. Port Sudan (ville de la mer Rouge utilisée par les autorités alignées sur l’armée comme base en temps de guerre) est devenue un siège de gouvernement de substitution pendant les pires combats dans la capitale. Le Darfour (région de l’ouest du Soudan avec une longue histoire de violences de masse et de déplacements) reste central dans l’urgence humanitaire. Tawila (ville du Darfour du Nord accueillant un vaste camp de déplacés) est devenue un symbole de la crise au-delà de Khartoum.

Background

La guerre actuelle a commencé le 15 avril 2023, lorsqu’une lutte de pouvoir entre les Sudanese Armed Forces et les Rapid Support Forces s’est transformée en conflit ouvert à Khartoum et dans d’autres régions. Le Soudan avait déjà connu le renversement d’Omar al-Bashir en 2019, le coup d’État militaire de 2021 et des tentatives de transition répétées qui ont échoué. En mars 2025, l’armée a déclaré avoir repris des sites clés de Khartoum, dont le palais présidentiel et l’aéroport. Les précédents antérieurs comptent : les violences de masse au Darfour à partir de 2003 ont produit des déplacements de longue durée, des sanctions et un examen pénal international, et le conflit actuel a ravivé nombre de ces schémas à une échelle nationale plus large.

OIS Intelligence

Opposing perspectives

  1. Responsables humanitaires de la Commission européenne

    La page humanitaire de la Commission européenne présente le Soudan comme la plus grande crise de déplacement au monde et soutient que l’aide, la protection des civils, l’accès humanitaire et la pression sur les parties doivent rester la priorité. Selon cette lecture, les retours à Khartoum ne constituent pas une preuve de reprise tant que les services de base, la sécurité et l’accès des travailleurs humanitaires ne sont pas rétablis.

  2. Institutions de politique étrangère du Conseil de l’UE

    La décision du Conseil indique que les mesures restrictives visent les acteurs qui compromettent la stabilité et la transition politique du Soudan. Ce cadre considère le conflit non seulement comme une urgence humanitaire, mais aussi comme un dossier de sanctions et de responsabilité, dans lequel Bruxelles peut utiliser les inscriptions sur liste, les gels d’avoirs et les interdictions de voyager parallèlement au financement humanitaire.

  3. Ministère des affaires étrangères aligné sur l’armée soudanaise

    Le ministère des affaires étrangères aligné sur l’armée a critiqué le processus de donateurs de Berlin pour consultation insuffisante avec les autorités soudanaises. Cette position présente la diplomatie internationale comme potentiellement paternaliste si elle finance ou conçoit des réponses autour du Soudan sans que les institutions étatiques reconnues jouent un rôle central.