Mons-Borinage peut-il contenir le risque d’inondation alors que la Wallonie reconstruit ses défenses ?
Mons-Borinage entre dans une nouvelle phase de prévention des inondations, avec plusieurs projets attendus au cours des prochaines années dans cette sous-région du Hainaut autour de Mons, selon DH. Pour les lecteurs basés en Belgique, l’enjeu ne relève pas seulement de l’égouttage local : il s’inscrit dans la politique wallonne post-inondations de 2021 et dans la directive européenne Inondations, qui impose aux États membres de cartographier les risques et de planifier la protection, la prévention et la préparation. L’histoire immédiate est pratique. Les communes, le service public wallon, les opérateurs de l’eau et de l’assainissement tels qu’IDEA et la SPGE, ainsi que les acteurs de bassin autour de la Haine et de la Trouille doivent transformer la planification du risque d’inondation en travaux visibles pour les habitants : bassins d’orage, modernisation des égouts, entretien des cours d’eau, maîtrise du ruissellement et décisions d’aménagement qui évitent de déplacer l’eau d’un quartier vers un autre.
Pour les habitants, la protection contre les inondations détermine si des orages répétés deviennent un problème de nettoyage de rue, un dossier d’assurance ou une évacuation du domicile. Pour les autorités locales, les projets à venir mettront à l’épreuve la capacité de la Wallonie à passer des cartes de risques et des engagements politiques à des réalisations avant la prochaine séquence de fortes pluies. Pour les fonctionnaires européens et les observateurs de la Belgique, Mons-Borinage est un exemple local d’un défi européen plus large en matière d’adaptation : le risque climatique est de plus en plus géré par des travaux communaux, des budgets régionaux et une planification des bassins hydrographiques imposée par l’UE, plutôt que par une réponse ponctuelle aux catastrophes.
Mons-Borinage est l’arrondissement autour de Mons, dans le Hainaut, comprenant des communes telles que Boussu, Colfontaine, Dour, Frameries, Quaregnon, Quiévrain et Saint-Ghislain. Son enjeu d’inondation est façonné par une urbanisation dense, d’anciens terrains industriels, le bassin de la Haine, la Trouille près de Mons et le ruissellement de fortes pluies depuis les zones bâties. Les principaux acteurs belges sont les communes touchées, la Ville de Mons, l’administration publique wallonne, la SPGE, IDEA, les zones de secours locales et les habitants des rues situées en contrebas. Au niveau de l’UE, le cadre est la directive 2007/60/CE relative à l’évaluation et à la gestion des risques d’inondation.
Background
Les inondations font depuis longtemps partie de la géographie de la vallée de la Haine et de la région de Mons, où les anciens marais, les travaux sur les cours d’eau, le développement lié à l’époque minière puis l’urbanisation ont modifié la circulation de l’eau. Les inondations de 2021 en Belgique, qui ont frappé le plus durement la Wallonie, ont déplacé le point de référence politique : la prévention des inondations est désormais traitée comme une infrastructure critique, et non plus seulement comme une gestion de l’urgence.
Impact
Regional — L’impact direct concerne la Wallonie, en particulier le Hainaut et les communes de Mons-Borinage exposées au ruissellement, aux débordements d’égouts et à la saturation des rivières ou ruisseaux. Les travaux pourraient perturber des routes et des quartiers à court terme, mais visent à réduire les dégâts causés par de futurs orages.
Opposing perspectives
- Gestionnaires wallons et communaux des inondations
Les autorités régionales et locales présentent les travaux à Mons-Borinage comme une protection concrète : réduire le ruissellement, améliorer l’égouttage, entretenir les cours d’eau et préparer les quartiers avant l’arrivée des orages. Ce cadrage belge est administratif et territorial, centré sur les communes, les réseaux d’égouts et les bassins hydrographiques plutôt que sur le récit plus large de catastrophe fréquent dans la couverture internationale.
- Habitants et ménages exposés aux inondations
Les ménages des rues vulnérables jugent souvent la politique à l’aune de sa mise en œuvre : savoir si les avaloirs refoulent moins souvent, si les travaux arrivent avant une nouvelle saison d’orages, et si l’assurance et la communication communale sont claires. Leur point de vue peut entrer en conflit avec les cycles officiels de planification lorsque les cartes de risques et les projets à long terme ne modifient pas encore l’exposition quotidienne.
- Institutions européennes chargées du risque climatique
Le cadrage du côté de l’UE est plus large : les inondations font partie du déficit d’adaptation de l’Europe. La directive Inondations demande aux États de planifier autour de la prévention, de la protection et de la préparation, tandis que l’AEE avertit que les risques climatiques augmentent plus vite que la préparation. Cela fait de Mons-Borinage un test local d’un problème de politique continentale.