Image illustrating: Chinese sea turtle (editorial)
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International
ANALYSE

Le ministère chinois de la Sécurité d’État accuse des agences étrangères d’utiliser des animaux marins

Le ministère chinois de la Sécurité d’État affirme que des services de renseignement étrangers utilisent des animaux marins équipés de capteurs et des dispositifs sans équipage pour collecter des données autour du littoral chinois. Le ministère a allégué que des tortues, des poissons, des bouées et des planeurs sous-marins de surface peuvent transmettre des informations sur la température de l’eau, la salinité, les courants et l’activité des navires, mais il n’a pas identifié les opérateurs présumés ni fourni d’éléments publics permettant une vérification indépendante. L’affaire immédiate relève à la fois de l’avertissement technologique et du message de sécurité intérieure : Pékin présente les fonds marins et les eaux littorales comme un autre terrain de compétition stratégique. Pour les lecteurs de Belgium Pulse, le lien ne tient pas aux animaux eux-mêmes, mais à la doctrine derrière l’allégation. La stratégie de sécurité maritime révisée du Council of the EU indique que l’Europe accorde aussi la priorité à la connaissance du domaine maritime, à la protection des infrastructures sous-marines et à la coopération avec l’OTAN. Les mêmes outils qui recueillent des données océanographiques scientifiques peuvent devenir politiquement sensibles dans des eaux contestées.

Belgium Impulse Editorial·12 June 2026·3 min read·4 sources
Key signal

Pour les résidents, les entreprises et les responsables politiques belges, cette affaire rappelle que la sécurité maritime couvre désormais les capteurs, les flux de données et les infrastructures sous-marines, et pas seulement les navires. L’économie belge de la mer du Nord dépend des ports, de l’énergie offshore, des câbles de télécommunications et de la coopération transfrontalière en matière de sécurité. Les responsables de l’UE, les diplomates et les lecteurs du secteur de la défense à Bruxelles liront l’allégation chinoise à travers une contestation plus large sur qui peut collecter des données océanographiques, où, et selon quelles hypothèses juridiques ou militaires.

Le ministère chinois de la Sécurité d’État, l’agence civile chinoise de renseignement et de contre-espionnage créée en 1983, est l’organe d’État à l’origine de l’allégation. WeChat, la principale plateforme chinoise de messagerie et de réseaux sociaux de Tencent, lancée en 2011, est le canal par lequel le ministère publie de plus en plus de messages publics de sécurité. La mer de Chine méridionale, une région maritime contestée reliant la Chine, l’Asie du Sud-Est et de grandes routes commerciales, est un point de friction récurrent pour la surveillance et l’activité navale. La mer de Chine orientale, les eaux entre la Chine, le Japon, Taïwan et la Corée, comprend des îles disputées et fait l’objet d’une surveillance militaire intensive. Le détroit de Taïwan, l’étroite voie maritime entre la Chine continentale et Taïwan, est l’un des corridors militaires les plus sensibles au monde. Sébastopol, port criméen de la mer Noire utilisé par la flotte russe, est pertinent parce que le renseignement de défense britannique y avait précédemment décrit des déploiements de dauphins russes. Le Council of the EU, l’institution basée à Bruxelles représentant les gouvernements des États membres, fixe les priorités de l’UE en matière de sécurité maritime. L’OTAN, l’alliance de défense transatlantique dont le siège est à Bruxelles, est centrale dans la protection européenne des infrastructures sous-marines.

Background

The Guardian a rapporté que le ministère chinois avait lié cette allégation à des affirmations antérieures concernant des dispositifs en mer de Chine méridionale, en mer de Chine orientale et dans le détroit de Taïwan. En 2016, la Chine a saisi un drone sous-marin de l’US Navy en mer de Chine méridionale avant de le restituer, un épisode qui a montré comment des capteurs maritimes d’apparence scientifique peuvent devenir des incidents diplomatiques. En 2023, le renseignement de défense britannique a déclaré que la Russie avait entraîné des dauphins à Sébastopol pour contrer des plongeurs. En Europe, les explosions de Nord Stream en 2022 et l’incident Balticconnector en 2023 ont poussé l’UE et l’OTAN à traiter les infrastructures des fonds marins comme une priorité de sécurité.

OIS Intelligence

Opposing perspectives

  1. Ministère chinois de la Sécurité d’État

    Le ministère chinois de la Sécurité d’État présente la question comme une menace de renseignement sous-marin : des services étrangers, des plateformes de recherche et des dispositifs autonomes transformeraient, selon lui, des données océanographiques en avantage militaire. Son argument le plus solide est que les données de température, de salinité et d’acoustique peuvent aider à cartographier les conditions de navigation des sous-marins, de sorte qu’une collecte apparemment scientifique près d’eaux sensibles ne peut pas être traitée comme neutre.

  2. Planificateurs de la sécurité maritime de l’UE et de l’OTAN

    Le Council of the EU et la note du CSIS présentent le problème plus large comme une question de connaissance du domaine maritime et de résilience des infrastructures. Leur lecture la plus forte est que le domaine sous-marin devient stratégiquement encombré, mais qu’une protection efficace exige des preuves, des normes d’attribution et une coopération avec les opérateurs privés d’infrastructures plutôt qu’une suspicion générale envers chaque capteur en mer.