Image illustrating: Unitree humanoid robot (editorial)
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International
TECHNOLOGIE

Des fabricants chinois de robots testent des nettoyeurs IA dans les foyers

Des entreprises chinoises de robotique font passer des robots de service humanoïdes et équipés de bras des stands de salons professionnels à des essais de tâches ménagères de nettoyage, une étape limitée mais révélatrice dans la course visant à transformer l’IA incarnée en produits de consommation. Le test le plus concret actuellement visible reste modeste : un robot assistant peut trier des chaussures, plier des vêtements et changer des sacs-poubelle, tandis qu’un nettoyeur humain reste présent. Le Ministry of Industry and Information Technology indique que la Chine comptait plus de 140 fabricants de robots humanoïdes et plus de 330 modèles en 2025, tandis qu’Omdia indique qu’AGIBOT et Unitree ont chacun livré plus de 5 000 robots incarnés généralistes cette année-là. Pour les lecteurs belges et européens, la question n’est pas de savoir si ces machines remplaceront demain les aides ménagères. Elle est de savoir si des robots connectés à des caméras, des microphones et au cloud peuvent satisfaire aux règles européennes en matière de sécurité des produits, de cybersécurité, de protection des données et d’IA avant que les fournisseurs chinois ne tentent de se déployer au-delà de l’Asie.

Belgium Impulse Editorial·11 June 2026·3 min read·7 sources
Key signal

Les consommateurs belges, les travailleurs des services domestiques, les prestataires de soins, les importateurs et les détaillants d’électronique ressentiront d’abord cette évolution comme une question de normes et de confiance, et non comme une révolution domestique. Un robot qui cartographie les pièces, enregistre des commandes vocales ou téléverse des données de capteurs touche aux attentes liées au RGPD, à la cybersécurité et à la responsabilité du fait des produits à l’intérieur des foyers belges. La Commission européenne indique que les produits connectés doivent respecter les obligations du Cyber Resilience Act, tandis que les systèmes d’IA intégrés dans des produits réglementés seront soumis aux obligations de l’AI Act plus tard dans la décennie. Cela concerne les acheteurs belges avant même l’adoption de masse.

AGIBOT (entreprise de robotique basée à Shanghai, fondée en 2023 par d’anciens ingénieurs de Huawei) et Unitree Robotics (fabricant de robots basé à Hangzhou, fondé en 2016, connu pour ses plateformes quadrupèdes et humanoïdes) figurent parmi les fournisseurs chinois qui poussent l’IA incarnée vers des tâches réelles. Matrix Robotics (start-up chinoise d’humanoïdes dirigée par Allen Zhang) et EngineAI (entreprise de robots humanoïdes de Shenzhen fondée en 2023) illustrent le champ commercial plus large. Le Ministry of Industry and Information Technology (ministère central chinois de l’industrie et de la technologie) suit l’ampleur du secteur. Omdia (cabinet d’études technologiques basé à Londres) et Morgan Stanley (banque d’investissement américaine) fournissent des estimations de marché citées dans les reportages actuels. La Commission européenne (exécutif de l’UE basé à Bruxelles) supervise l’AI Act de l’UE et le Cyber Resilience Act, les cadres réglementaires qui façonneront l’entrée de tout robot connecté sur le marché européen.

Background

Les robots domestiques sont commercialement connus depuis les premiers aspirateurs robots, mais les assistants humanoïdes restent beaucoup moins matures. Ecovacs Robotics a commencé à vendre des robots laveurs de sols dans les années 2000, tandis que de nouvelles entreprises chinoises spécialisées dans les humanoïdes ont accéléré après 2023 avec l’amélioration des grands modèles de langage et des systèmes vision-langage pour le suivi des commandes. La Commission européenne indique que l’AI Act est entré en vigueur le 1er août 2024, et que le Cyber Resilience Act est entré en vigueur le 10 décembre 2024. Ces dates comptent parce que l’UE construit ses règles relatives aux produits au moment même où les fabricants chinois testent si l’IA incarnée peut quitter les démonstrations contrôlées et fonctionner dans des foyers privés.

OIS Intelligence

Opposing perspectives

  1. Fabricants chinois de robots

    Les fabricants chinois de robots soutiennent que le déploiement en conditions réelles commence à valider le secteur. Matrix Robotics, EngineAI et d’autres fournisseurs présentent les essais dans les foyers, les hôtels, la logistique et les services publics comme la voie menant de démonstrations impressionnantes à des produits reproductibles, tandis que la fabrication à grande échelle et les chaînes d’approvisionnement nationales pourraient réduire les coûts au fil du temps.

  2. Analystes du marché technologique

    Les analystes de marché cités dans les reportages actuels présentent l’obstacle à court terme comme une question de demande plutôt que de prouesse technique. Leur argument le plus fort est que de nombreux robots humanoïdes restent coûteux, fragiles et mieux adaptés à des environnements structurés tels que des usines, des entrepôts ou des laboratoires qu’à des foyers privés encombrés.

  3. Régulateurs de l’UE

    Le cadre réglementaire de la Commission européenne traite les produits d’IA connectés comme des biens de marché qui doivent être fiables avant une adoption à grande échelle. L’approche de l’AI Act et du Cyber Resilience Act suggère que la commodité à domicile ne supprime pas les obligations en matière de cybersécurité, de supervision humaine, de documentation et de surveillance du marché.