Le projet de logements de Saint-Léonard à Liège pourrait-il encore changer avant sa construction ?
Un projet mêlant kots et logements près de l’esplanade Saint-Léonard a rouvert une question familière à Liège : comment ajouter des logements étudiants et de centre-ville sans affaiblir l’un des espaces publics les plus importants du quartier. La conclusion pratique est simple : les habitants, les étudiants et les propriétaires devraient considérer ce dossier comme un dossier d’urbanisme encore façonné par les permis, l’examen communal et de possibles adaptations, et non comme un chantier déjà arrêté.
Pour les personnes qui vivent à Liège ou qui envisagent de s’y installer, ce dossier compte parce qu’il se situe à l’intersection entre l’offre de logements étudiants, la qualité de vie du quartier et la protection d’un grand espace public. C’est aussi un rappel pratique qu’en Wallonie, c’est la procédure de permis, et non un titre immobilier, qui détermine ce qui peut effectivement être construit.
Le sujet est un projet immobilier proposé près de l’esplanade Saint-Léonard à Liège, combinant des kots étudiants et d’autres logements. Les principales entités nommées sont la Ville de Liège, le quartier Saint-Léonard, le cadre wallon de l’urbanisme régi par le Code du Développement territorial, ainsi que les habitants et les étudiants qui utilisent l’esplanade ou vivent autour de celle-ci.
Background
L’esplanade Saint-Léonard a une longue histoire urbaine, depuis les infrastructures hydrauliques défensives jusqu’à l’ancien site de la prison Saint-Léonard, puis à un parc public et à une esplanade. Cette histoire explique pourquoi les habitants voient souvent cet espace comme une infrastructure civique, et non simplement comme un terrain libre à côté duquel de nouveaux logements peuvent être placés.
Impact
Regional — L’impact est local, à Liège et en Wallonie : le projet concerne un quartier urbain francophone régi par les règles wallonnes d’aménagement du territoire et par les décisions communales de la Ville de Liège.
Opposing perspectives
- Étudiants et jeunes locataires
Les étudiants, les étudiants en échange et les jeunes travailleurs à la recherche de kots à Liège sont susceptibles de voir des chambres supplémentaires près du centre comme utiles, surtout si elles réduisent la pression au début de l’année académique et se situent à proximité de ULiège, des bus, du corridor du tram et des services urbains.
- Habitants voisins de Saint-Léonard
Les habitants autour de Rue Saint-Léonard, Rue Vivegnis, Rue Mathieu Laensbergh et Jonruelle peuvent accepter le principe de nouveaux logements tout en s’opposant à une concentration excessive de chambres étudiantes, au bruit, aux problèmes de déchets, à la perte de lumière ou à une conception qui affaiblit le caractère public de l’esplanade.
- Urbanistes et autorités communales
La Ville de Liège doit équilibrer la demande de logements avec la qualité de vie et la qualité de l’espace public. Son espoir rapporté d’obtenir des adaptations suggère que la question n’est pas nécessairement de savoir si des logements ont leur place à cet endroit, mais si la conception actuelle est suffisamment bonne pour le site.
- Promoteur et propriétaires
Un promoteur ou un propriétaire peut faire valoir que construire des kots et des logements dans un quartier central, bien desservi par les transports, constitue une réponse rationnelle à la demande et une meilleure utilisation du foncier urbain que de repousser les étudiants et les locataires plus loin des services.
