Un incendie touche le camp rohingya de Cox's Bazar au Bangladesh
Un incendie a ravagé le site de réfugiés rohingyas de Cox's Bazar, au Bangladesh, rappelant une nouvelle fois à quel point le plus grand site de réfugiés au monde reste exposé aux urgences à évolution rapide. La vidéo principale du 12 juin montrait des flammes à l’intérieur du camp ; Belgium Pulse n’a pas vérifié de manière indépendante un bilan complet des dégâts pour cet incendie précis. Le risque plus large est bien documenté : l’Organisation internationale pour les migrations a déclaré que les incendies dans des camps surpeuplés peuvent priver les familles d’abri, de documents et d’accès aux services de base, tandis que le Norwegian Refugee Council a indiqué qu’un incendie survenu en janvier 2026 dans le Camp 16 avait détruit 335 abris et déplacé plus de 2 000 personnes. Les données du HCR décrivent 33 camps très densément peuplés à Cox's Bazar, et la Commission européenne indique que près de 1,2 million de réfugiés rohingyas se trouvent au Bangladesh. Pour les lecteurs basés en Belgique, l’histoire relie une urgence lointaine au financement humanitaire de l’UE, à la politique de protection des réfugiés et à la contraction des budgets mondiaux d’aide.
Pour les résidents belges, les électeurs, les ONG, les universités et les lecteurs intéressés par les politiques publiques, Cox's Bazar n’est pas seulement une urgence humanitaire lointaine. La Commission européenne indique que l’UE a alloué 23,4 millions d’euros de financement humanitaire au Bangladesh en 2026, dont une grande partie destinée aux réfugiés rohingyas et aux communautés hôtes. Les contribuables belges contribuent donc au financement des abris, de la santé, de l’eau et de la préparation aux catastrophes. L’incendie importe aussi pour le personnel de l’UE basé à Bruxelles et les organisations d’aide, car il met à l’épreuve la capacité de budgets humanitaires en baisse à encore protéger les personnes en situation de déplacement prolongé.
Cox's Bazar (district du sud-est du Bangladesh, à la frontière avec le Myanmar) accueille le principal site de réfugiés rohingyas. Les Rohingyas (minorité musulmane apatride originaire de l’État de Rakhine, au Myanmar) ont fui des vagues successives de persécutions et de violences de masse, surtout en 2017. Kutupalong-Balukhali (le complexe de camps souvent décrit comme le plus grand site de réfugiés au monde) fait partie de la zone de réponse de Cox's Bazar. Le Bangladesh (État d’Asie du Sud qui accueille les camps) gère la réponse avec les agences des Nations unies et les ONG. Le Myanmar (pays d’origine des Rohingyas, sous régime militaire depuis 2021) reste dangereux pour des retours à grande échelle. L’État de Rakhine (région de l’ouest du Myanmar frontalière du Bangladesh) est au cœur de la crise du déplacement. Le HCR (l’agence des Nations unies pour les réfugiés) suit les données relatives à la population et à la protection. L’OIM (l’agence des Nations unies pour les migrations) soutient la gestion des camps et la réponse d’urgence. Le Norwegian Refugee Council (ONG internationale) fournit un soutien en matière d’abris et de secours. La Commission européenne DG ECHO (service d’aide humanitaire de l’UE) finance l’assistance, notamment les abris, la santé, l’eau et la préparation aux catastrophes.
Background
L’incendie s’inscrit dans un schéma répété plutôt que dans une catastrophe isolée. Le Norwegian Refugee Council a indiqué qu’un incendie survenu en janvier 2026 dans le Camp 16 avait détruit 335 abris et endommagé des installations d’eau, d’assainissement et d’apprentissage. De grands incendies antérieurs ont touché Cox's Bazar en janvier 2022 et en mars 2023, tandis que l’incendie de Balukhali du 22 mars 2021 est devenu un point de référence pour le danger posé par des abris en bambou et bâches très serrés. Une étude de modélisation des incendies publiée en 2023 par Md. Fahad Hossain Mishu, Rafia Rizwana Rahim et Md. Ashiqur Rahman a conclu que la disposition des combustibles, la construction en bambou et les faibles distances de séparation influencent fortement la propagation du feu dans les abris des camps rohingyas.
Opposing perspectives
- Agences humanitaires (OIM / Norwegian Refugee Council)
L’OIM et le Norwegian Refugee Council présentent les incendies comme des échecs prévisibles de protection dans des camps surpeuplés, et non comme des accidents isolés. Leur argument le plus fort est que l’aide d’urgence après chaque incendie est insuffisante si les donateurs ne financent pas des abris plus sûrs, les infrastructures des camps, la restauration de l’eau et de l’assainissement, ainsi que la préparation aux catastrophes avant le prochain incendie.
- Commission européenne DG ECHO
La Commission européenne présente la réponse aux Rohingyas comme une obligation humanitaire prolongée, sous pression en raison des conflits, du risque climatique et du recul de l’aide. Son argument le plus fort est que le financement de l’UE devrait couvrir à la fois les réfugiés et les communautés hôtes, car la sécurité incendie, les abris, la santé et la préparation aux catastrophes font partie de la stabilisation de l’ensemble de la réponse à Cox's Bazar.
Sources & evidence
- Al Jazeera - Fire rips through the world's biggest refugee camp in Bangladesh · 2026-06-12
- Associated Press - Fire at Cox's Bazar refugee camp in Bangladesh displaced thousands of Rohingya · 2026-01-22
- UNHCR Operational Data Portal - Bangladesh Rohingya refugee situation
- European Commission DG ECHO - Bangladesh · 2026-01-23
- Md. Fahad Hossain Mishu, Rafia Rizwana Rahim and Md. Ashiqur Rahman, 2023, A Computational Approach to Evaluate the Effe · 2023-10-09
- Kyeongjin Ahn et al., 2025, Semi-supervised Shelter Mapping for WASH Accessibility Assessment in Rohingya Refugee Camps · 2025-11-10
