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Business
FISCALITÉ

Le SPF Finances ajuste un dossier fiscal de société contrôlé sur trois

Les dernières données de contrôle du SPF Finances indiquent un problème persistant de conformité en matière d’impôt des sociétés : environ une entreprise sur trois contrôlée après un contrôle fiscal doit payer un supplément, tandis que le rapport annuel 2024 du ministère indique que ses travaux plus larges de vérification de l’impôt sur les revenus et de la TVA ont généré plusieurs milliards d’euros de bases imposables accrues et de TVA récupérée. Ce chiffre ne signifie pas qu’une entreprise belge sur trois fraude ; les contrôles fiscaux sont sélectionnés en fonction des risques, et les tableaux de contrôle du SPF Finances distinguent la gestion ordinaire des dossiers, les missions de contrôle ciblées et les contrôles TVA. Mais il montre pourquoi le contrôle fiscal reste un enjeu concret pour les PME, les comptables et les grands groupes. La tendance générale est claire : l’administration fiscale passe de contrôles a posteriori très axés sur le papier à des contrôles pilotés par les données, au croisement d’informations et aux techniques d’e-audit. Cela rend une comptabilité exacte, des déclarations TVA correctes et une documentation défendable plus importantes que jamais pour les entreprises belges.

Belgium Impulse Editorial·18 June 2026·3 min read·6 sources
Key signal

Les propriétaires d’entreprise belges, les PME, les comptables et les équipes financières sont les plus directement concernés : un contrôle fiscal peut entraîner un supplément d’impôt, des intérêts, des amendes, du temps de travail mobilisé et des litiges ultérieurs. Les travailleurs et les consommateurs sont touchés indirectement, car une perception fiscale prévisible contribue à financer les services fédéraux sans reporter davantage de pression sur les contribuables en règle. Pour les entreprises actives au-delà des frontières, la question est aussi liée aux changements européens en matière de TVA et de déclaration de données, qui rendront les enregistrements de transactions plus visibles pour les autorités dans les prochaines années.

Le SPF Finances (le ministère fédéral belge des finances, connu en néerlandais sous le nom FOD Financien) administre les impôts fédéraux, les douanes, la dette publique et plusieurs registres financiers. L’Algemene Administratie van de Fiscaliteit (l’administration générale de la fiscalité du ministère, souvent abrégée AAFisc) gère les travaux courants d’établissement de l’impôt sur les revenus et de la TVA. L’Algemene Administratie van de Bijzondere Belastinginspectie (l’Inspection spéciale des impôts, abrégée AABBI ou BBI) enquête sur les dossiers de fraude fiscale graves ou complexes. La vennootschapsbelasting (impôt belge des sociétés) s’applique aux entreprises, tandis que la btw (TVA) est la taxe sur la valeur ajoutée perçue via les transactions commerciales. MyMinfin (le portail fiscal fédéral utilisé par les particuliers et les entreprises) est le principal point d’accès en ligne aux dossiers fiscaux. L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques, basée à Paris et fondée en 1961) compare les administrations fiscales au niveau international. ISORA (International Survey on Revenue Administration) est la base d’enquête utilisée par l’OCDE pour comparer les pratiques des administrations fiscales.

Background

La Belgique recourt depuis longtemps aux contrôles après déclaration, car ses systèmes d’impôt sur les revenus et de TVA reposent largement sur les déclarations des contribuables. Le rapport annuel 2024 du SPF Finances indique que 2024 a clôturé le plan stratégique 2022-2024 du ministère, qui mettait l’accent sur des services plus personnalisés, plus intelligents et tournés vers l’avenir. Le même rapport indique que l’Inspection spéciale des impôts a traité 1 978 dossiers en 2024, presque autant que les 1 981 dossiers de 2023, tandis que la part des composantes BBI clôturées avec résultat est montée à 60,5 %. Au niveau de l’UE, le paquet TVA à l’ère numérique adopté le 11 mars 2025 poursuit le glissement vers la facturation électronique, la déclaration numérique et l’échange transfrontalier de données.

OIS Intelligence

Opposing perspectives

  1. Administration fiscale fédérale

    Le rapport annuel du SPF Finances présente les contrôles comme faisant partie de la sécurité juridique et de l’application équitable des règles : les contrôles ciblés, les vérifications TVA et le travail de la BBI sont présentés comme des outils destinés à protéger les recettes publiques et à dissuader la non-conformité sans contrôler indistinctement chaque contribuable.

  2. PME et comptables belges

    Les PME et les comptables souligneraient la charge de conformité : un taux d’ajustement d’un sur trois parmi les entreprises contrôlées peut refléter des règles complexes, des lacunes documentaires ou des différends d’interprétation, et pas seulement une fraude délibérée. Pour les petites entreprises, même un contrôle de routine peut absorber du temps de gestion et créer une pression sur la trésorerie.

  3. Chercheurs de l’OCDE sur les administrations fiscales

    Le rapport de l’OCDE soutient que les administrations fiscales modernes ne s’appuient plus seulement sur les contrôles traditionnels, mais évoluent vers les contrôles électroniques, le croisement d’informations et les méthodes de science des données. Cette perspective considère les contrôles belges comme faisant partie d’un mouvement international plus large visant à détecter les risques plus tôt et à réduire les écarts fiscaux grâce à de meilleures données.