Les propriétaires d’animaux à Gaza cherchent des soins vétérinaires alors que les cliniques manquent de ressources
Les images principales montrent des habitants de Gaza qui tentent de maintenir leurs animaux en vie avec un accès limité aux traitements vétérinaires, aux médicaments ou aux fournitures spécialisées, tandis que l’ensemble du système humanitaire reste soumis à une pression extrême. Le service humanitaire de la Commission européenne indique que les services essentiels de Gaza se sont effondrés après des hostilités prolongées, tandis que l’Organisation mondiale de la santé animale affirme que les services vétérinaires font partie de la santé publique et de la préparation aux catastrophes, et non d’un complément de luxe. L’histoire est de faible ampleur à côté du bilan humain à Gaza, mais elle révèle comment la guerre réduit la vie civile ordinaire à ses dépendances les plus fragiles : l’eau, les médicaments, les transports, l’électricité et les soins professionnels. Pour les lecteurs belges et européens, la pertinence est indirecte mais réelle : la politique humanitaire de l’UE est déjà active à Gaza, et les cadres One Health considèrent la santé animale, humaine et environnementale comme des systèmes liés dans la réponse aux crises.
Pour les lecteurs de Belgium Pulse, il s’agit surtout d’une histoire humanitaire internationale, et non d’une histoire belge de soins aux animaux. Elle importe aux résidents belges engagés dans les politiques publiques, aux ONG, aux vétérinaires, aux donateurs et au personnel de l’UE parce que la politique d’aide de l’UE à Gaza couvre déjà la santé, l’eau, l’assainissement, les abris et la protection, selon DG ECHO. Le manque de soins vétérinaires montre une partie moins visible de l’effondrement civil : lorsque les cliniques, les importations et les transports ne fonctionnent plus, les animaux domestiques et les animaux de travail perdent eux aussi l’accès aux soins, avec de possibles effets en cascade sur l’hygiène, le suivi des risques zoonotiques et la résilience des communautés.
La bande de Gaza (enclave côtière palestinienne d’environ 2,1 millions d’habitants, selon le service humanitaire de la Commission européenne) est le cadre de la pénurie de soins vétérinaires montrée dans les images principales. Sulala Animal Rescue (organisation de protection animale à Gaza fondée en 2006 par Saeed Al-Err, selon son profil public) est l’une des rares structures locales nommées de soins aux animaux documentées à plusieurs reprises pendant les récentes guerres à Gaza. Saeed Al-Err (sauveteur d’animaux à Gaza et fondateur de Sulala Animal Rescue) est associé aux soins apportés aux chiens errants, aux chats et aux ânes. European Civil Protection and Humanitarian Aid Operations, ou DG ECHO (département de la Commission européenne responsable de l’aide humanitaire extérieure de l’UE), finance et coordonne le soutien humanitaire de l’UE dans les territoires palestiniens occupés. World Organisation for Animal Health, ou WOAH (organisme intergouvernemental de santé animale basé à Paris et fondé en 1924), fixe des normes mondiales pour les services vétérinaires et la préparation aux urgences sanitaires animales. One Health (cadre de l’OMS, de la FAO, du PNUE et de la WOAH) relie la santé humaine, animale et environnementale dans les politiques publiques.
Background
Le bien-être animal est réapparu à plusieurs reprises dans l’histoire du conflit à Gaza. Le profil public de Sulala Animal Rescue indique que l’organisation a été fondée en 2006 et s’était développée en 2022, avant que la guerre actuelle n’impose des relocalisations répétées et n’interrompe les livraisons d’aide après octobre 2023. Un café à chats de Gaza documenté en 2023 avant la guerre montrait les animaux de compagnie comme faisant partie de la vie urbaine quotidienne sous blocus. Les lignes directrices de la WOAH sur la gestion des catastrophes placent les services vétérinaires dans la planification d’urgence, tandis que le Plan d’action conjoint One Health 2022-2026 a formalisé le lien entre la santé animale, la santé humaine et les conditions environnementales.
Opposing perspectives
- Agences de triage humanitaire
Le cadrage humanitaire de DG ECHO place la survie immédiate des personnes au premier plan : les soins de santé, la nourriture, l’eau, l’assainissement, les abris et la protection dominent parce que l’infrastructure civile de Gaza est détruite. De ce point de vue, les soins vétérinaires constituent un besoin secondaire, sauf lorsqu’ils touchent directement à la santé publique, aux animaux de travail ou à la prévention des maladies.
- Spécialistes One Health et du bien-être animal
Le cadre One Health de l’OMS, de la FAO, du PNUE et de la WOAH soutient que la santé animale, humaine et environnementale ne peut pas être séparée nettement dans les situations d’urgence. De ce point de vue, l’effondrement des soins vétérinaires n’est pas un détail sentimental : il affaiblit la surveillance des maladies, la manipulation sûre des animaux et la stabilité sociale que procurent les animaux de compagnie et de travail.
Sources & evidence
- Al Jazeera - Gaza pet owners struggle to keep animals healthy amid vet crisis · 2026-06-13
- European Commission DG ECHO - Palestine humanitarian page
- World Health Organization, FAO, UNEP and WOAH - One Health Joint Plan of Action 2022-2026 · 2022-10-14
- World Organisation for Animal Health - Guidelines on Disaster Management and Risk Reduction in Relation to Animal Health
- Associated Press - The Gaza Strip gets its first cat cafe, a cozy refuge from life under blockade · 2023-08-17
- Sulala Animal Rescue public profile
