Image illustrating: Air India Boeing 787-8 VT-ANB (editorial)
Steve Knight / Wikimedia Commons — CC BY 2.0
International
SÉCURITÉ AÉRIENNE

L'AAIB indienne affirme que l'enquête sur le crash d'Air India 171 est en phase d'analyse finale

L'Aircraft Accident Investigation Bureau indien affirme que son enquête sur le vol Air India 171 est entrée dans sa phase d'analyse finale, un an après le crash du Boeing 787-8 survenu peu après son décollage d'Ahmedabad, le 12 juin 2025. Le rapport préliminaire de l'AAIB indique que les deux interrupteurs de contrôle du carburant des moteurs sont passés de RUN à CUTOFF quelques secondes après le décollage, coupant la poussée avant que les interrupteurs ne soient réactivés trop tard pour permettre une récupération. Le rapport n'a pas attribué de responsabilité ni identifié de cause finale. Air India, Boeing et les enquêteurs internationaux restent sous surveillance alors que les familles réclament des réponses, tandis que la Federation of Indian Pilots a contesté l'ampleur technique et la transparence de l'enquête. Pour les lecteurs belges et européens, l'enjeu ne concerne pas une perturbation locale immédiate ; il touche à la confiance dans les enquêtes mondiales sur les accidents, au contrôle de la navigabilité des avions et aux informations dont les passagers ont besoin après une catastrophe aérienne faisant de nombreuses victimes.

Belgium Impulse Editorial·12 June 2026·3 min read·9 sources
Key signal

Les résidents belges, les familles et les voyageurs d'affaires utilisent le même système aérien international, même lorsque l'accident survient loin de la Belgique. La conclusion non résolue du rapport préliminaire de l'AAIB concernant les interrupteurs de carburant importe parce que les passagers européens dépendent de régulateurs, de compagnies aériennes et de constructeurs capables de partager rapidement les enseignements de sécurité au-delà des frontières. Les usagers de Brussels Airport, les agences de voyage belges, les assureurs et les familles de la diaspora empruntant des liaisons long-courriers vers l'Inde ou le Royaume-Uni ont un intérêt direct à savoir si les enquêtes produisent des conclusions claires, des recommandations de sécurité utilisables et un soutien fiable aux familles après les catastrophes.

Air India Flight 171 (liaison régulière Ahmedabad-London qui s'est écrasée le 12 juin 2025) est l'unique accident faisant l'objet de l'enquête. Air India (compagnie nationale indienne, détenue par Tata Group depuis 2022) exploitait le vol. India's Aircraft Accident Investigation Bureau (AAIB, organisme d'enquête sur les accidents de l'aviation civile relevant du ministère indien de l'aviation) dirige l'enquête de sécurité. Boeing 787-8 Dreamliner (avion long-courrier bimoteur introduit en 2011) était le type d'appareil. Sardar Vallabhbhai Patel International Airport (principal aéroport d'Ahmedabad, dans le Gujarat) était le point de départ. London Gatwick Airport (grand aéroport au sud de London) était la destination. B.J. Medical College (campus médical d'Ahmedabad) a été percuté par l'avion. Directorate General of Civil Aviation (régulateur indien de l'aviation) a ordonné des contrôles après le crash. Federation of Indian Pilots (association indienne de pilotes) conteste certains aspects de l'enquête. Vishwash Kumar Ramesh (passager britannique et seul survivant à bord) a demandé des réponses plus claires.

Background

Le rapport préliminaire de l'AAIB inscrit le vol 171 dans le modèle établi après un crash : d'abord les constats factuels, puis les conclusions. Le cadre de l'Annexe 13 de l'OACI exige que les enquêtes de sécurité visent à prévenir la répétition des accidents plutôt qu'à déterminer une responsabilité civile ou pénale. Le Special Airworthiness Information Bulletin de 2018 de la FAA, cité dans les reportages sur le rapport préliminaire, avait averti de possibles problèmes de verrouillage des interrupteurs de carburant sur certains avions Boeing, sans rendre l'inspection obligatoire. Les précédents examens du Boeing 787 avaient suivi des incendies de batteries qui avaient conduit les régulateurs à immobiliser ce type d'appareil en 2013 ; le vol 171 a été le premier accident mortel avec perte totale de coque de ce type depuis son entrée en service.

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Opposing perspectives

  1. India's Aircraft Accident Investigation Bureau

    La position de l'AAIB est que l'enquête doit rester fondée sur les preuves jusqu'à l'achèvement de l'analyse finale. Son compte rendu préliminaire a identifié la séquence des interrupteurs de carburant et l'échange dans le cockpit, mais s'est abstenu d'attribuer une responsabilité, conformément au modèle d'enquête de sécurité de l'OACI, qui sépare la reconstitution factuelle des conclusions causales finales.

  2. Federation of Indian Pilots

    La Federation of Indian Pilots soutient que l'enquête s'est trop rapidement concentrée sur l'action dans le cockpit tout en laissant des questions techniques insuffisamment vérifiées. La fédération affirme que les données chiffrées de suivi de l'état de l'avion, l'expertise avionique et de possibles problèmes électriques devraient être examinés avant que le débat public ne se fixe sur la responsabilité des pilotes.

  3. Familles touchées et survivant Vishwash Kumar Ramesh

    Les familles et le seul survivant à bord soutiennent que la prudence procédurale ne peut pas devenir du silence. Leur argument le plus fort est qu'une année sans réponses claires aggrave le traumatisme, complique les choix en matière d'indemnisation et de procédures judiciaires, et empêche les proches de comprendre si la catastrophe résulte d'une action humaine, de la conception du système ou d'une défaillance du contrôle.