Image illustrating: West Bank settlement (editorial)
Mohammad Hijjawi / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0
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Le cabinet israélien examine un nouveau financement des colonies en Cisjordanie

Le gouvernement israélien envisage une nouvelle enveloppe de financement importante pour étendre les infrastructures des colonies en Cisjordanie occupée, selon l’ONG de suivi des colonies citée dans le rapport principal. La proposition s’inscrirait dans une tendance plus large : Israël a déjà fait avancer des modifications d’enregistrement foncier, la construction dans E1 et l’expansion d’avant-postes, tandis que des ministres proches du mouvement des colons soutiennent que la Cisjordanie devrait rester sous contrôle israélien permanent. Le gouvernement israélien affirme que le statut final du territoire devrait être réglé par des négociations et a rejeté les conclusions juridiques internationales visant sa politique de colonisation. L’enjeu dépasse Israël et la Palestine, car l’avis consultatif de 2024 de la Cour internationale de Justice indique que les États ne devraient pas contribuer au maintien de la présence illicite d’Israël dans le territoire palestinien occupé. Pour les gouvernements de l’UE, dont la Belgique, un nouveau financement public des colonies renforcerait les débats sur les sanctions, le commerce avec les entités liées aux colonies et la relation UE-Israël.

Belgium Impulse Editorial·12 June 2026·4 min read·7 sources
Key signal

Pour les électeurs belges, les diplomates, les entreprises et les groupes de la société civile, ce dossier alimente directement les choix de politique étrangère de la Belgique : sanctions, règles sur les produits issus des colonies, contrôle des armes et du commerce, et positions prises dans les conseils de l’UE. Le personnel de l’UE basé à Bruxelles et les organisations internationales suivront de près si les États membres passent de sanctions ciblées contre des colons à des mesures économiques plus larges. Les entreprises belges ayant des chaînes d’approvisionnement liées à Israël font aussi face à des questions de réputation et de conformité si la politique de l’UE se durcit autour des activités liées aux colonies.

La Cisjordanie (territoire palestinien occupé par Israël depuis la guerre israélo-arabe de 1967) est au centre du différend sur les colonies. Les colonies israéliennes (communautés civiles construites pour des citoyens israéliens en territoire occupé) sont considérées par la Cour internationale de Justice et la plupart des États comme illicites au regard du droit international, une position qu’Israël conteste. Peace Now (groupe israélien de suivi opposé aux colonies, fondé en 1978) suit les plans, les appels d’offres et les avant-postes. Benjamin Netanyahu (Premier ministre d’Israël et chef du Likud) dirige la coalition au pouvoir. Bezalel Smotrich (ministre israélien des Finances et dirigeant colon) dispose d’une autorité sur certaines parties de la politique de colonisation. E1 (terrain ouvert à l’est de Jérusalem, près de Ma'ale Adumim) est un projet contesté de longue date en raison de son effet sur la continuité territoriale palestinienne. La Cour internationale de Justice (tribunal de l’ONU à La Haye) a rendu l’avis consultatif de 2024. L’Union européenne (bloc de 27 États dont le siège est en partie à Bruxelles) a utilisé les sanctions et la politique commerciale pour répondre aux violences liées aux colonies.

Background

Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza lors de la guerre de 1967. L’accord Oslo II de 1995 a divisé la Cisjordanie en zones A, B et C, laissant la zone C sous contrôle civil et sécuritaire israélien complet. La diplomatie autour des colonies a souvent tourné autour des gels de construction et des appels d’offres, notamment le moratoire partiel de 2009-2010 et le plan E1 longtemps retardé. L’avis consultatif du 19 juillet 2024 de la Cour internationale de Justice a indiqué qu’Israël devait mettre fin à sa présence illicite, cesser toute nouvelle activité de colonisation et évacuer les colons déjà installés dans le territoire occupé.

OIS Intelligence

Impact

Regional — Les effets se répartissent principalement entre le niveau de l’UE et le niveau fédéral belge. L’UE décide des sanctions, des mesures liées à l’accord d’association et des positions commerciales communes, tandis que le gouvernement fédéral belge façonne la diplomatie nationale, l’application douanière et les votes dans les enceintes de l’UE et de l’ONU. La Flandre, la Wallonie et Bruxelles ne sont pas visées séparément par la décision relative aux colonies, mais les parlements régionaux et les réseaux de la société civile pourraient faire pression sur leurs partis concernant les politiques de boycott, de marchés publics ou de coopération académique.

Opposing perspectives

  1. Gouvernement israélien / mouvement des colons

    L’argument le plus fort du gouvernement israélien est que la Cisjordanie est un territoire disputé plutôt qu’un territoire palestinien souverain, que les blocs de colonies sont liés à la sécurité et à l’histoire d’Israël, et que les frontières finales devraient être définies par des négociations. Les responsables israéliens cités dans l’ensemble des sources soutiennent que les sanctions extérieures sont contre-productives et que les processus juridiques internationaux sont politiquement biaisés.

  2. Autorité palestinienne et organisations de défense des droits

    Les responsables palestiniens et les organisations de défense des droits présentent cette poussée de financement comme une nouvelle étape administrative vers une annexion permanente. Le rapport d’Amnesty International soutient que la croissance des colonies, les avant-postes et les déplacements forment un schéma soutenu par l’État, tandis que les données de suivi de Peace Now présentent l’expansion des avant-postes depuis 2023 comme la preuve que les faits accomplis sur le terrain s’accélèrent.

  3. États membres de l’UE favorables à des mesures plus strictes

    Les gouvernements de l’UE qui poussent aux sanctions soutiennent que les inscriptions ciblées sur liste sont une réponse minimale, car l’expansion des colonies et les violences de colons sapent le droit international et toute issue viable à deux États. L’avis consultatif de la CIJ donne à ce camp une base juridique pour examiner le commerce, le financement et les liens institutionnels susceptibles d’aider au maintien de la présence d’Israël en territoire occupé.