Image illustrating: Pacific sea-surface temperature anomaly map showing El Niño development (editorial)
International
Mis à jour le 26 juin 2026

La NOAA indique que El Niño est de retour, tandis que les prévisionnistes mettent en garde contre une chaleur et des précipitations extrêmes plus fortes

Mise à jour : 26 juin 2026, Bruxelles. Le Climate Prediction Center de la NOAA a indiqué le 11 juin que des conditions El Niño sont présentes dans le Pacifique tropical et qu’elles devraient se renforcer pendant l’hiver 2026-2027 dans l’hémisphère Nord. Le centre climatique IRI a indiqué le 22 juin que les relevés du Pacifique montrent une intensification de El Niño. Le cadre d’alerte en français, « canicules et pluies torrentielles », reflète le principal risque : une chaleur mondiale plus élevée et des changements régionaux plus marqués des précipitations, et non une prévision automatique unique pour la Belgique.

Belgium Impulse Editorial·26 June 2026·2 min read·5 sources
Key signal

La NOAA indique que les épisodes El Niño plus forts augmentent la probabilité d’impacts climatiques attendus, bien qu’ils ne produisent pas le même résultat partout. Pour les lecteurs, l’enjeu pratique est la préparation : les plans sanitaires liés à la chaleur, la gestion de l’eau, l’agriculture, les perturbations des déplacements et la préparation aux inondations dépendent tous de signaux de risque saisonniers qui deviennent plus clairs avant la fin de l’été et l’automne.

El Niño est la phase chaude de l’oscillation australe El Niño, un cycle océan-atmosphère du Pacifique suivi par la NOAA et l’IRI à travers les températures de surface de la mer, les vents et les régimes de pression. La NOAA a indiqué que le dernier indice hebdomadaire Niño-3.4 avait atteint +0,7 °C début juin, tandis que l’IRI a rapporté une valeur hebdomadaire ultérieure de +1,7 °C centrée sur le 17 juin, montrant un renforcement rapide dans le Pacifique central.

Background

L’IRI note que les épisodes El Niño et La Niña se développent souvent d’avril à juin, culminent entre octobre et février, durent généralement de 9 à 12 mois et se reproduisent tous les deux à sept ans. La NOAA indique que les archives historiques utilisées pour classer les grands épisodes remontent à 1950.

OIS Intelligence

Impact

Regional — Pour la Belgique, l’impact est indirect. L’Institut royal météorologique reste l’autorité compétente pour les avertissements de chaleur, d’orages et de précipitations en Belgique ; El Niño est un signal climatique de fond plutôt qu’une prévision météorologique locale pour Bruxelles, la Wallonie ou la Flandre.

Opposing perspectives

  1. Prévisionnistes de la NOAA

    Le Climate Prediction Center de la NOAA présente l’épisode comme établi et en renforcement, avec une probabilité spécifique de 63 % que la période novembre-janvier atteigne des niveaux El Niño très forts dans les archives historiques qui commencent en 1950.

  2. Communicateurs des risques de l’OMM

    Le message public de l’Organisation météorologique mondiale, rapporté par The Guardian, insiste sur la préparation et l’incertitude entourant l’intensité, en mettant en garde contre le fait de traiter chaque El Niño fort comme une prévision uniforme de catastrophe mondiale.