Image illustrating: Rio de Janeiro World Cup street mural (editorial)
Acediscovery / Wikimedia Commons — CC BY 4.0
Sport
CULTURE SPORTIVE

Des artistes de Rio relancent les fresques de rue de la Coupe du monde alors que le Brésil se tourne vers 2026

La vidéo d’ouverture montre le retour du street art sur le thème du football à Rio de Janeiro, alors que le Brésil entame un nouveau mois de Coupe du monde avec des rituels publics familiers : murs peints, couleurs nationales et décorations de quartier. La FIFA présente la Coupe du monde 2026 comme un tournoi organisé du 11 juin au 19 juillet au Canada, au Mexique et aux États-Unis, avec le Brésil versé dans le groupe C et la Belgique dans le groupe G. Les scènes de Rio s’inscrivent dans une tendance brésilienne plus large : les organisateurs de Rua 3 à Manaus disent que les habitants ont peint les drapeaux des nations qualifiées sur le trottoir et prévoient de regarder les matches du Brésil sous des décorations de rue, tandis que l’artisan de Rio Jarbas Meneghini Carlini affirme que les années de Coupe du monde stimulent la demande de répliques artisanales du trophée. Ce retour n’est pas seulement décoratif. Un sondage Datafolha publié en avril a constaté un intérêt brésilien plus faible pour le tournoi, faisant du street art visible un test pour savoir si les rituels communautaires peuvent encore raviver l’attrait de la Seleção.

Belgium Impulse Editorial·12 June 2026·3 min read·6 sources
Key signal

Pour les supporters belges de football, les bars sportifs, les diffuseurs et les familles qui suivent les Diables Rouges, les fresques de Rio montrent l’autre versant d’une Coupe du monde à laquelle la Belgique participe mais qu’elle vit à distance. Le sujet direct est la culture des supporters brésiliens, pas la politique belge. Il aide néanmoins les lecteurs belges à comprendre pourquoi les Coupes du monde restent des événements civiques dans les pays où le football est intégré à la vie de rue, au commerce et à l’identité locale, même lorsque les sondages suggèrent que l’enthousiasme pour l’équipe nationale s’est affaibli.

Rio de Janeiro (ancienne capitale côtière du Brésil et ville mondiale du football) est le cadre de la vidéo d’ouverture. La FIFA World Cup 2026 (le tournoi masculin de football programmé par la FIFA du 11 juin au 19 juillet 2026) est accueillie par le Canada, le Mexique et les États-Unis. Le Brésil (quintuple vainqueur de la Coupe du monde masculine) reste l’une des équipes nationales centrales du football et joue dans le groupe C. La Seleção (surnom de l’équipe nationale brésilienne de football) porte un poids culturel qui dépasse le sport. Rua 3 (une rue décorée à Manaus, dans la région amazonienne du Brésil) offre un exemple comparable de fan art. Jarbas Meneghini Carlini (fabricant basé à Rio de répliques artisanales du trophée de la Coupe du monde) représente la petite économie artisanale autour du tournoi. Datafolha (institut de sondage brésilien) a mesuré l’intérêt du public avant le tournoi. La Belgique (qualifiée dans le groupe G, selon les documents de la FIFA sur le tournoi) relie le sujet aux publics belges du football.

Background

La décoration de rue brésilienne pour la Coupe du monde mêle depuis longtemps sport, fierté de quartier et symbolisme national. La tradition a acquis une visibilité mondiale moderne lors des tournois organisés par le Brésil en 1950 et en 2014, tandis que le maillot jaune de la Seleção est devenu un puissant emblème national après sa refonte d’après 1950. Le contexte récent est plus complexe. La défaite en demi-finale contre l’Allemagne à Belo Horizonte en 2014 a affaibli la confiance dans l’équipe, et le maillot jaune a ensuite acquis des associations partisanes dans la politique brésilienne. Cela fait du street art de 2026 davantage qu’un exercice de nostalgie : c’est une tentative publique de se réapproprier la célébration du football comme théâtre civique partagé.

OIS Intelligence

Opposing perspectives

  1. Organisateurs brésiliens de fan art de quartier

    Les organisateurs de Rua 3 à Manaus soutiennent, à travers leurs préparatifs, que la Coupe du monde crée encore de l’unité dans les quartiers : habitants, commerçants et enfants peuvent transformer les rues en espaces de visionnage partagés avant les matches du Brésil, faisant du soutien à la Seleção un acte communautaire local plutôt qu’un événement purement télévisé.

  2. Supporters brésiliens désengagés reflétés dans le sondage Datafolha

    Un sondage Datafolha publié en avril a constaté que 54 % des Brésiliens n’étaient pas intéressés par les prochains matches de Coupe du monde. Ce cadrage considère le retour du street art à Rio comme un contre-exemple partiel, et non comme la preuve d’un rebond national, car la célébration visible peut coexister avec une lassitude plus large envers la Seleção.