Stephen Miller drives Trump’s immigration crackdown into a new phase
https://apnews.com/author/gisela-salomon
International
ANALYSE

Stephen Miller fait entrer la répression migratoire de Trump dans une nouvelle phase

Les registres de la Maison-Blanche présentent Stephen Miller comme chef de cabinet adjoint chargé de la politique et conseiller à la sécurité intérieure, le plaçant près du centre de l’appareil migratoire du second mandat du président Donald Trump. Le décret de la Maison-Blanche du 20 janvier 2025 a ordonné aux agences d’élargir la détention, les expulsions accélérées, les accords d’application avec les États et les autorités locales, ainsi que les sanctions contre les juridictions dites sanctuaires. Le Department of State indique que les citoyens belges restent éligibles au Visa Waiver Program, mais l’approbation ESTA ne garantit pas l’admission à la frontière américaine. Des chercheurs de Brookings estimaient en mai 2026 que plus de 145 000 enfants citoyens américains avaient probablement connu l’incarcération d’un parent en détention migratoire depuis le retour de Trump au pouvoir. Pour les lecteurs de Belgium Pulse, l’enjeu porte surtout sur la gouvernance américaine et la politique migratoire; la Belgique intervient à travers les voyages, les études, la mobilité professionnelle et le débat plus large de l’UE sur la manière dont les démocraties libérales concilient contrôle des frontières et protection des droits.

Belgium Impulse Editorial·11 June 2026·3 min read·7 sources
Key signal

Les familles, étudiants, chercheurs, entreprises et touristes belges ayant des projets aux États-Unis devraient y voir le signal d’un climat américain d’application de la loi plus strict, et non un changement direct du régime de voyage sans visa pour les Belges. Le Department of State mentionne toujours la Belgique dans le Visa Waiver Program, mais il indique aussi que les agents aux frontières conservent l’autorité finale pour admettre ou refuser l’entrée. Les responsables politiques de l’UE, les diplomates belges et les électeurs attachés aux droits y reconnaîtront aussi une question plus large: les États démocratiques peuvent-ils intensifier l’application des règles migratoires sans affaiblir les garanties procédurales, la protection des familles et la confiance internationale?

Stephen Miller (conseiller politique américain, né en 1985, aujourd’hui présenté par la Maison-Blanche comme chef de cabinet adjoint chargé de la politique et conseiller à la sécurité intérieure) est depuis longtemps un architecte de la politique migratoire de Trump. Donald Trump (président des États-Unis, revenu au pouvoir le 20 janvier 2025) a fait de la déportation de masse une promesse centrale de campagne. U.S. Immigration and Customs Enforcement, ou ICE (agence du Department of Homeland Security créée en 2003), mène les arrestations, détentions et expulsions à l’intérieur du territoire en matière d’immigration. Kristi Noem (républicaine du Dakota du Sud et secrétaire à la sécurité intérieure de l’ère Trump dans les reportages de 2025) a été citée dans des récits d’escalade de l’application des règles migratoires. Le Visa Waiver Program (système américain permettant de courts voyages touristiques ou professionnels sans visa) inclut la Belgique, selon le Department of State. ESTA (Electronic System for Travel Authorization, géré par U.S. Customs and Border Protection) est requis avant que les voyageurs belges de court séjour embarquent sur un transporteur à destination des États-Unis. Brookings Institution (organisme de recherche basé à Washington, fondé en 1916) a produit l’estimation sur la séparation d’enfants utilisée ici.

Background

Le décret de la Maison-Blanche du 20 janvier 2025 a révoqué plusieurs directives migratoires de l’ère Biden et ordonné l’élargissement de la détention, des expulsions accélérées, des accords d’application État-local 287(g) et des examens de financement des ONG au service de migrants expulsables. Cette politique rappelle le premier mandat de Trump, lorsque la politique de poursuites frontalières dite de « tolérance zéro » de 2018 avait entraîné de nombreuses séparations familiales avant que Trump ne signe, le 20 juin 2018, un décret destiné à mettre fin à la séparation routinière des familles à la frontière. Le précédent plus profond est légal: l’article 287(g) de l’Immigration and Nationality Act, créé en 1996, permet à des agents locaux d’exercer certaines fonctions fédérales en matière d’immigration sous la supervision d’ICE.

OIS Intelligence

Opposing perspectives

  1. Maison-Blanche de Trump / Department of Homeland Security

    L’argument le plus fort de l’administration est que le droit de l’immigration doit être appliqué à grande échelle après des années perçues comme marquées par une absence d’application. Le décret de la Maison-Blanche présente l’élargissement de la détention, des expulsions, de la coopération locale et des examens de financement comme nécessaire pour protéger la sécurité publique, la sécurité nationale et l’intégrité du droit fédéral.

  2. Organisations de défense des droits des immigrés et des libertés civiles

    Les groupes de défense des droits soutiennent que la répression transforme la pression numérique en risque pour les garanties procédurales. Dans sa version la plus solide, leur argument est que les arrestations dans les tribunaux, l’élargissement des accords 287(g) et les vastes pouvoirs de détention dissuadent les personnes d’assister aux audiences, de signaler des crimes ou de maintenir la stabilité des familles, tout en augmentant le risque de profilage racial et de détention illégale.

  3. Chercheurs en politiques de l’enfance et de la famille

    Les chercheurs de Brookings présentent la question moins comme un débat de politique frontalière que comme un préjudice prévisible pour des enfants citoyens américains. Leur analyse soutient que l’application des règles migratoires crée un problème de protection de l’enfance lorsque l’État détient des parents sans suivre, protéger ni soutenir systématiquement les enfants laissés derrière eux.