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ANALYSE

Trump défend la concession sur les missiles iraniens alors que l’accord États-Unis-Iran ouvre 60 jours de négociations

Donald Trump a défendu le fait de laisser le programme de missiles balistiques de l’Iran en dehors d’un mémorandum intérimaire États-Unis-Iran, affirmant que l’Iran devrait conserver certains missiles pendant qu’une négociation ultérieure traite la question. Des responsables américains ont déclaré que le mémorandum en 14 points mettrait fin aux combats, rouvrirait le détroit d’Ormuz sans péage pendant 60 jours, lèverait certaines sanctions américaines et lancerait des discussions sur la dilution de l’uranium hautement enrichi de l’Iran sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Les dirigeants du G7 ont salué la désescalade, mais ont déclaré que les missiles balistiques de l’Iran et ses partenaires armés régionaux nécessitent encore un règlement séparé. Cet écart compte parce que les missiles sont le système de livraison qui rend un différend nucléaire stratégiquement dangereux. Pour l’Europe, l’accord pourrait alléger la pression sur les marchés de l’énergie, mais il teste aussi la capacité du cadre de sanctions de l’UE, de sa politique de sécurité maritime et de sa position de non-prolifération à survivre à un compromis États-Unis-Iran qui accorde à Téhéran un allègement économique précoce.

Belgium Impulse Editorial·18 June 2026·3 min read·7 sources
Key signal

Pour les ménages belges, les navetteurs et les PME, le canal le plus immédiat est l’énergie : des responsables américains ont déclaré que l’accord vise à rétablir le trafic dans le détroit d’Ormuz, une route dont la perturbation avait alimenté les coûts mondiaux du pétrole et du gaz. Pour les diplomates belges, les responsables de l’UE à Bruxelles et les entreprises exposées au respect des sanctions, la question la plus difficile est politique : le Council of the EU dit que ses mesures concernant l’Iran ciblent la prolifération nucléaire, les transferts de missiles et de drones, ainsi que la liberté de navigation. Un accord américain reposant largement sur des dérogations pourrait compliquer cette posture.

Donald Trump (président américain, dans son second mandat depuis janvier 2025) pilote l’accord intérimaire avec Téhéran. L’Iran (République islamique dans le Golfe, créée après la révolution de 1979) considère depuis longtemps les missiles comme un élément central de dissuasion. Le détroit d’Ormuz (étroite voie maritime du Golfe entre l’Iran et Oman) est une route critique pour le pétrole et le gaz naturel liquéfié. Le G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, États-Unis et UE) coordonne les positions des grandes démocraties industrielles. L’Agence internationale de l’énergie atomique (organe de surveillance nucléaire de l’ONU basé à Vienne, fondé en 1957) vérifie les garanties nucléaires. Hezbollah (mouvement armé et parti politique libanais soutenu par l’Iran, fondé dans les années 1980) est central dans la clause sur le Liban. Masoud Pezeshkian (président de l’Iran depuis 2024) est le possible signataire iranien. Shehbaz Sharif (Premier ministre du Pakistan) a contribué à la médiation de l’accord. Le JCPOA (accord nucléaire iranien de 2015) est le point de référence des restrictions nucléaires antérieures.

Background

La question des missiles est restée à plusieurs reprises juste en dehors de la diplomatie nucléaire. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 2231 le 20 juillet 2015 pour entériner le JCPOA et a appelé l’Iran à ne pas mener d’activité liée à des missiles balistiques conçus pour emporter des armes nucléaires. Trump a retiré les États-Unis du JCPOA en mai 2018. Le Council of the EU dit avoir levé les sanctions économiques liées au nucléaire le 16 janvier 2016, maintenu certaines mesures en octobre 2023 et réimposé des sanctions liées au nucléaire le 29 septembre 2025 après le retour des sanctions de l’ONU. Cette histoire explique pourquoi les missiles restent politiquement plus difficiles que les limites sur l’uranium.

OIS Intelligence

Opposing perspectives

  1. Administration Trump

    Trump soutient que le mémorandum intérimaire est un compromis pratique de désescalade : il rétablit la navigation, réduit le risque économique et réserve la question plus difficile des missiles à une négociation ultérieure. Des responsables américains ont déclaré que le premier objectif est d’arrêter les combats et de relancer les négociations nucléaires, non de régler chaque question stratégique en une seule fois.

  2. Gouvernements européens du G7

    Les dirigeants du G7 soutiennent la logique du cessez-le-feu, mais présentent l’omission des missiles comme un dossier inachevé. Leur position est que les missiles balistiques de l’Iran, ses partenaires armés et son programme nucléaire interagissent, de sorte qu’un règlement durable nécessite des limites ultérieures au-delà de la dilution de l’uranium et de l’accès temporaire à Ormuz.

  3. Gouvernement iranien

    La position de l’Iran est que les missiles constituent un moyen de dissuasion souverain et ne peuvent pas être traités comme une concession équivalente à des restrictions nucléaires. Les responsables iraniens ont historiquement fait valoir que les rivaux régionaux et les forces américaines rendent les missiles essentiels à la défense, tandis que Téhéran affirme que son programme nucléaire est pacifique.

  4. Gouvernement israélien et faucons américains

    Les dirigeants israéliens et les partisans américains d’une ligne dure sont susceptibles de considérer le mémorandum comme un allègement prématuré pour Téhéran. Leur argument le plus fort est que les dérogations aux sanctions et les fonds de reconstruction réduisent l’effet de levier avant que l’Iran n’ait démantelé de manière vérifiable les risques nucléaires, freiné Hezbollah ou accepté des limites sur les missiles.