Image illustrating: A Tesla on a Flemish public road with road markings and traffic signs visible (editorial)
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Flanders
Mobilité flamande

Que signifie le feu vert de la Flandre aux Tesla autonomes sur la voie publique ?

La ministre flamande de la Mobilité, des Travaux publics, des Ports et du Sport Annick De Ridder a approuvé l’utilisation des fonctions de conduite autonome de Tesla sur les voies publiques en Flandre, selon VRT NWS et De Morgen. La décision fait entrer la Flandre dans la phase suivante d’un débat européen qui ne porte plus sur la possibilité de tester la conduite automatisée, mais sur les conditions juridiques, de sécurité et d’information des consommateurs dans lesquelles elle peut rejoindre la circulation ordinaire. Pour les conducteurs, le point essentiel est pratique : il ne s’agit pas d’une autorisation de cesser d’être attentif. Le système de Tesla est présenté en Europe comme une assistance à la conduite supervisée, ce qui signifie que la personne au volant reste un maillon de la chaîne de sécurité, sauf si et jusqu’à ce qu’un véhicule soit formellement autorisé comme automatisé ou entièrement automatisé en vertu des règles européennes et belges applicables. La répartition des compétences est partagée. La Flandre gère les routes régionales et la politique de mobilité, et peut décider comment les systèmes approuvés sont autorisés sur la voie publique flamande. Le niveau fédéral reste pertinent pour le Code de la route, l’immatriculation des véhicules, l’assurance et l’architecture de contrôle. L’UE fixe le cadre technique de réception par type pour les véhicules automatisés et entièrement automatisés, y compris la distinction entre les systèmes qui attendent encore une intervention du conducteur et ceux conçus pour fonctionner sans supervision du conducteur.

Belgium Impulse Editorial·29 June 2026·4 min read·6 sources
Key signal

Cette décision importe parce qu’elle fait passer la conduite automatisée des essais spécialisés vers la gestion du trafic quotidien en Flandre. Les propriétaires de Tesla pourraient voir de nouvelles fonctions devenir utilisables sur les routes flamandes, mais les autres usagers partageront le même espace avec des voitures qui prennent davantage de décisions de direction, de freinage et d’itinéraire par logiciel. La question pratique pour les habitants n’est pas seulement de savoir si la technologie fonctionne dans des conditions idéales. Il s’agit de savoir comment elle se comporte autour des cyclistes, des voies de tram, des chantiers, des abords d’écoles, des ronds-points et des rues urbaines denses, autant de situations courantes en Flandre. Pour les responsables politiques, c’est un test de la capacité des compétences de mobilité divisées de la Belgique à gérer une technologie qui traverse les frontières régionales, fédérales et européennes au cours d’un même trajet.

Le sujet est l’autorisation flamande des fonctions de conduite autonome de Tesla sur les voies publiques. L’actrice politique nommée est Annick De Ridder, N-VA, ministre flamande de la Mobilité, des Travaux publics, des Ports et du Sport dans le gouvernement Diependaele, formé après les élections régionales du 9 juin 2024. La technologie en question doit être traitée avec prudence : dans le langage public, elle est souvent qualifiée d’autonome, mais le droit de l’UE distingue un véhicule automatisé, où l’intervention du conducteur est encore attendue ou requise, d’un véhicule entièrement automatisé, conçu pour se déplacer sans aucune supervision du conducteur. Cette distinction est importante pour la responsabilité, le contrôle policier, l’assurance et ce que les conducteurs peuvent effectivement faire au volant.

Background

La politique routière belge est institutionnellement stratifiée. Les réformes successives de l’État ont donné aux régions des compétences importantes sur les routes, la planification de la mobilité et la politique de sécurité routière, tandis que les règles de circulation de base et les questions de droit des véhicules sont restées en partie fédérales. Cette structure fonctionnait raisonnablement bien pour les limitations de vitesse, les infrastructures et les priorités de contrôle, mais la conduite automatisée en expose la complexité. Une voiture ne connaît pas les frontières constitutionnelles comme les administrations les connaissent. Depuis 2022, la législation européenne sur la sécurité des véhicules a ajouté une couche supplémentaire en créant des concepts communs de réception par type pour les véhicules automatisés et entièrement automatisés. La décision de la Flandre s’inscrit donc dans une évolution européenne plus large : les autorités routières passent des projets pilotes au déploiement contrôlé sur voie publique.

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Impact

Regional — L’impact est le plus fort en Flandre, car l’approbation rapportée concerne la voie publique flamande. Les conducteurs qui se rendent à Bruxelles ou en Wallonie ne doivent pas supposer que les règles ou les pratiques de contrôle y sont identiques, sauf si les autorités compétentes prennent la même décision ou si une approche belge harmonisée suit.

Opposing perspectives

  1. Cadre flamand d’innovation et de contrôle

    La ligne de De Ridder présentera probablement l’approbation comme une ouverture contrôlée à une nouvelle technologie de mobilité plutôt que comme une libéralisation sans garde-fous. Dans ce cadre, la Flandre ne devrait pas attendre passivement pendant que les systèmes de conduite automatisée se développent ailleurs, mais devrait permettre leur déploiement sous des conditions adaptées aux routes flamandes et aux responsabilités de sécurité publique.

  2. Cadre de sécurité routière et de protection des consommateurs

    Les organisations de sécurité routière, les assureurs et les groupes de consommateurs devraient probablement se concentrer sur l’écart entre l’expression conduite autonome et l’obligation continue du conducteur de superviser. Leur préoccupation ne concerne pas seulement le risque d’accident, mais aussi la question de savoir si les utilisateurs comprennent les limites du système sous la pluie, dans les chantiers, dans le trafic cycliste mixte et aux carrefours complexes.

  3. Cadre des compétences fédérales-régionales

    Les autorités fédérales de mobilité, la police et les assureurs ont un intérêt distinct à la clarté. Même si la Flandre contrôle l’accès aux voies publiques régionales, le Code de la route, l’immatriculation des véhicules, la responsabilité et les systèmes de contrôle ne peuvent pas être traités comme des matières purement flamandes lorsqu’une voiture franchit une frontière régionale.

  4. Cadre des propriétaires de Tesla et de l’adoption technologique

    Les propriétaires de Tesla et les groupes favorables à l’innovation devraient probablement saluer la décision comme un accès attendu de longue date à des fonctions déjà discutées ailleurs en Europe. Leur argument est que l’automatisation supervisée peut réduire la fatigue et améliorer la régularité, à condition que les règles soient claires et que le logiciel ne soit pas traité comme un substitut à la responsabilité légale du conducteur.