Que doivent savoir les étudiants et membres du personnel internationaux au sujet de la controverse Nathan Cofnas à l’UGent ?
À retenir en pratique : si vous étudiez, enseignez ou travaillez à l’Université de Gand, le différend rapporté autour de l’aanstelling rassenwetenschapper Nathan Cofnas est principalement une question interne de gouvernance universitaire et de liberté académique, et non un changement concernant votre inscription, votre statut de séjour ou les règles applicables à votre diplôme. Suivez les canaux officiels de l’UGent, adressez-vous à la Faculté des lettres et de philosophie ainsi qu’aux services étudiants centraux pour les questions relatives aux cours, et contactez l’ombudsperson de l’université, Trustpunt ou Unia si vous estimez être personnellement touché par une discrimination ou du harcèlement. L’affaire importe pour les lecteurs internationaux parce qu’elle montre comment les universités flamandes gèrent des nominations contestées dans des environnements de recherche tournés vers l’anglais, tout en fonctionnant dans des procédures institutionnelles en néerlandais.
Pour les étudiants et le personnel, l’impact immédiat n’est pas automatique. Une nomination contestée ne modifie pas en soi les crédits de cours, les droits d’inscription, les formalités de visa, l’enregistrement de résidence auprès de la commune ou gemeente, ni le statut légal d’un diplôme. Ce qu’elle peut affecter, c’est le climat en classe, la confiance dans les procédures de recrutement et la manière dont les étudiants internationaux évaluent si un département est un lieu sûr pour apprendre et travailler. Dans les universités flamandes, de nombreuses décisions officielles et communications au personnel sont en néerlandais, tandis que des groupes de recherche et programmes de master peuvent fonctionner en partie en anglais. Cette dissociation peut rendre les étudiants internationaux dépendants des titres, de résumés traduits ou des réseaux sociaux. L’approche la plus sûre consiste à distinguer trois éléments : la production académique de la personne, la procédure de nomination de l’université et tout comportement concret affectant des étudiants ou des membres du personnel.
Des articles en néerlandais de De Standaard et Het Nieuwsblad indiquent que des membres du propre Département de philosophie et de sciences morales de l’Université de Gand se sont opposés à la nomination de Nathan Cofnas, un philosophe connu internationalement pour des écrits controversés sur la race, l’intelligence et l’hérédité. Les titres flamands présentent l’affaire comme eigen vakgroep kant zich tegen aanstelling rassenwetenschapper Nathan Cofnas et citent des opposants décrivant le processus comme doorgestoken kaart, c’est-à-dire un arrangement joué d’avance. Cofnas a été associé au terme race realism ; parce que cette étiquette est politiquement et scientifiquement contestée, Belgium Pulse la traite comme une description attribuée plutôt que comme un titre neutre. Pour les expatriés et le personnel des institutions européennes, la question utile est pratique : que se passe-t-il lorsqu’une nomination dans une université belge devient controversée, et où les étudiants ou membres du personnel peuvent-ils obtenir des informations fiables en anglais ou en néerlandais ?
Background
Les universités belges concilient depuis longtemps liberté académique, autonomie institutionnelle et obligations de lutte contre la discrimination. L’UGent, comme d’autres universités publiques flamandes, fonctionne dans le cadre de règles sur l’enseignement supérieur reconnu, la gouvernance facultaire interne et les attentes propres au secteur public. La Belgique dispose également de cadres fédéraux contre le racisme et la discrimination, tandis que des organismes de promotion de l’égalité comme Unia peuvent conseiller les personnes qui estiment avoir subi une discrimination. Le différend Cofnas s’inscrit dans une tendance européenne plus large : les universités sont sous pression à la fois pour défendre la recherche académique controversée et pour montrer que le recrutement, l’enseignement et la vie sur le campus ne normalisent pas le racisme ou l’exclusion.
Impact
Regional — Le centre de gravité est Gand, plus précisément la Faculté des lettres et de philosophie de l’UGent autour du quartier du Blandijn. L’impact flamand plus large est réputationnel : le recrutement international est important pour les universités en Flandre, et les controverses très visibles peuvent influencer la manière dont les futurs étudiants perçoivent la culture d’un département avant de poser leur candidature.
Opposing perspectives
- Opposants départementaux à l’UGent
Le groupe opposé à la nomination semble préoccupé à la fois par le fond et par la procédure : il s’interroge sur la compatibilité du parcours de Cofnas concernant la race et l’intelligence avec les standards scientifiques du département, et sur la question de savoir si la procédure de nomination a permis un examen significatif par les collègues. Leur préoccupation pratique n’est pas seulement réputationnelle ; elle porte aussi sur la capacité des étudiants et du personnel, y compris les personnes issues de minorités, à faire confiance à l’environnement d’apprentissage.
- Défenseurs de la liberté académique
Ce groupe soutient que les universités devraient faire preuve d’une grande prudence avant de bloquer ou d’annuler des nominations en raison de positions publiées controversées, en particulier en philosophie et dans les disciplines connexes où des arguments difficiles sont débattus. Leur argument le plus solide est procédural : évaluer les candidats sur la base de standards académiques transparents, des besoins d’enseignement et des règles d’emploi, et non de la seule indignation publique.
- Étudiants internationaux et chercheurs en début de carrière
Ce groupe s’intéresse moins aux lectures abstraites de guerre culturelle qu’à une information prévisible. Il doit savoir si les cours changent, qui assure l’encadrement, comment fonctionnent les plaintes et si le département protégera les étudiants contre les traitements discriminatoires. Pour les non-néerlandophones, l’écart linguistique peut transformer un différend de gouvernance en problème pratique d’accès.
- Direction de l’université et administrateurs facultaires
Les administrateurs doivent protéger simultanément la liberté académique légale, un recrutement équitable et un campus non discriminatoire. Leur défi consiste à communiquer suffisamment sur la procédure pour maintenir la confiance, sans enfreindre les règles relatives à la vie privée ou à l’emploi. Dans l’environnement multilingue de la Belgique, cette communication doit également être compréhensible pour le personnel et les étudiants internationaux.
Sources & evidence
- De Standaard
- Het Nieuwsblad
- The Times · 2024-08-16
- The Times · 2025-10-02
- Ghent University
- Unia
- Flemish Higher Education Register