Pourquoi la Wallonie rejette-t-elle les giratoires aux points noirs d’accidents à Mons ?
Le ministre wallon de la Mobilité et des Infrastructures François Desquesnes a écarté, du moins pour l’instant, une réponse axée sur les giratoires aux carrefours accidentogènes de Mons, selon La Dernière Heure. L’enjeu est local par sa géographie, mais régional par sa compétence : les grands aménagements routiers, le traitement des points noirs et le financement des infrastructures relèvent principalement de la Wallonie, tandis que la Ville de Mons reste l’autorité la plus proche pour les habitants, les plaintes liées au trafic et les priorités locales de mobilité. La question pratique n’est donc pas simplement de savoir si des giratoires seraient plus sûrs, mais comment la Wallonie décide quels travaux routiers sont justifiés, finançables et techniquement adaptés au cours de la législature 2024-2029.
Pour les personnes qui circulent en voiture, à vélo ou à pied à Mons, la décision influence le type d’améliorations de sécurité susceptibles d’apparaître aux carrefours dangereux. Un giratoire peut réduire certains schémas de collision à grande vitesse, mais il nécessite aussi de l’espace, des modifications techniques, des travaux de drainage, un aménagement pour les piétons et les cyclistes, des vérifications de circulation des bus et une allocation budgétaire. Un refus ministériel indique que les habitants doivent plutôt s’attendre à des mesures plus ciblées avant toute refonte majeure de génie civil : adaptations des feux de signalisation, gestion de la vitesse, marquages, amélioration de la visibilité, reconfiguration des bandes ou contrôles policiers peuvent être plus faciles à justifier qu’un giratoire complet.
Le sujet est le projet d’aménagement de giratoires aux carrefours accidentogènes à Mons, un débat local wallon de sécurité routière impliquant la politique régionale d’infrastructure. À la première mention, l’acteur politique concerné est François Desquesnes, ministre wallon du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux dans le gouvernement dirigé par le ministre-président wallon Adrien Dolimont. Sa position rapportée ferme la porte à l’utilisation des giratoires comme réponse privilégiée pour les carrefours concernés à Mons. Dans le système institutionnel belge, il ne s’agit pas d’un dossier routier fédéral : la Région wallonne est responsable des routes régionales et de la politique d’infrastructure, tandis que les autorités communales traitent les préoccupations de mobilité locale et relaient les problèmes des habitants.
Background
Les giratoires sont devenus un outil courant de sécurité routière en Belgique parce qu’ils peuvent ralentir le trafic et simplifier les points de conflit à certains carrefours. Mais le défi actuel de la Wallonie en matière de sécurité routière dépasse un seul choix d’aménagement. La stratégie régionale de sécurité repose sur la réduction des décès et des blessures graves sur un réseau mixte d’autoroutes, de routes régionales, d’itinéraires ruraux et de rues urbaines. Cela signifie qu’un carrefour accidentogène est généralement évalué à travers l’historique des accidents, le volume de trafic, la géométrie du site, le risque pour les usagers vulnérables et une logique coût-bénéfice, plutôt qu’à travers un modèle unique privilégié.
Impact
Regional — L’impact se concentre à Mons et sur le réseau routier hennuyer environnant. Il concerne les navetteurs qui entrent en ville, les habitants proches des carrefours fréquentés, les écoles et commerces locaux affectés par les flux de circulation, ainsi que les services de secours qui interviennent lors d’accidents. L’effet régional plus large est que Mons devient un nouveau cas test pour la manière dont la Wallonie hiérarchise les points noirs de sécurité lorsque les budgets d’infrastructure sont limités.
Opposing perspectives
- Cadre infrastructurel du gouvernement wallon
La position ministérielle renvoie à une logique d’infrastructure sélective : un giratoire n’est pas automatiquement le bon remède pour chaque carrefour dangereux. Dans ce cadre, la Wallonie doit mettre en balance les données d’accidents, la faisabilité technique, l’emprise au sol, la circulation des transports publics, l’aménagement cyclable et piéton, les perturbations liées au chantier et la pression budgétaire avant d’approuver une refonte majeure de la voirie.
- Cadre des habitants de Mons et des usagers locaux de la route
Pour les habitants qui empruntent ces carrefours au quotidien, le refus peut être perçu comme un manque d’action visible à des endroits déjà considérés comme dangereux. Ce cadre valorise une réassurance pratique : des calendriers plus clairs, des mesures immédiates de sécurité à faible coût, des données d’accidents transparentes et une explication de la raison pour laquelle un giratoire ne convient pas à chaque carrefour nommé.
- Cadre de relais communal
La Ville de Mons n’est pas la seule décisionnaire pour les travaux sur les routes régionales, mais elle reste le guichet politique et administratif de première ligne pour les plaintes locales. Ce cadre plaide pour une coordination entre les priorités communales de mobilité et les décisions wallonnes d’infrastructure, en particulier là où les rues locales, les écoles, les commerces et les routes régionales se rejoignent.
Sources & evidence
- La Dernière Heure - Aménagement de giratoires aux carrefours accidentogènes de Mons · 2026-06-17
- Wallonie - Gouvernement de Wallonie
- Parlement de Wallonie - Open data and parliamentary publications
- Agence wallonne pour la Sécurité routière - Études et statistiques
- Ville de Mons - municipal information portal
