Moins de lignes de bus rendront-elles l’aéroport de Charleroi plus difficile d’accès ?
À partir du 4 juillet 2026, les passagers ferroviaires se rendant à Brussels South Charleroi Airport sont orientés uniquement via Charleroi-Central, après la disparition des liaisons de bus vers l’aéroport via Fleurus et Luttre de l’offre de transports publics. L’association de voyageurs Navetteurs.be qualifie ce changement de gaspillage inacceptable d’argent public, tandis que l’information officielle de voyage renvoie désormais les voyageurs vers la ligne A1 du TEC et des options de navettes privées.
Ce changement affecte le coût réel et la fiabilité de l’accès à l’aéroport de Charleroi. Pour les ménages, un vol bon marché peut devenir moins avantageux si l’itinéraire en transports publics est plus long ou si les voyageurs se tournent vers des navettes privées, des taxis ou le parking. Pour les entreprises et les travailleurs de l’aéroport, moins de points d’accès publics peuvent signifier des options de navette plus restreintes, en particulier pour les services tôt le matin et tard le soir.
Le sujet est la réduction des connexions de bus publics vers Brussels South Charleroi Airport, en particulier la disparition des arrêts de bus TEC vers l’aéroport à Fleurus et Luttre à partir du 4 juillet 2026, et la concentration qui en résulte des trajets train-aéroport via Charleroi-Central et la ligne A1 du TEC. Les entités citées incluent Brussels South Charleroi Airport SA, TEC/Opérateur de Transport de Wallonie, SNCB-NMBS, Navetteurs.be, Flibco, la gare de Charleroi-Central, la gare de Fleurus et la gare de Luttre.
Background
L’aéroport de Charleroi est passé d’un aéroport régional au deuxième aéroport de passagers de Belgique grâce à l’aviation low cost, en particulier Ryanair et Wizz Air. Contrairement à Brussels Airport, il ne dispose pas d’une gare ferroviaire sous le terminal, de sorte que l’accès public dépend d’un dernier trajet en bus TEC depuis les gares voisines et de navettes privées en autocar.
Impact
Regional — L’impact se concentre en Wallonie, en particulier à Charleroi, Fleurus, Luttre et dans le bassin ferroviaire plus large Hainaut-Brabant wallon. Il concerne aussi les passagers basés à Bruxelles qui utilisent Charleroi comme aéroport low cost et doivent désormais planifier le trajet en transports publics via Charleroi-Central.
Opposing perspectives
- Navetteurs.be et les usagers des transports publics concernés
L’association de voyageurs estime que la suppression des liaisons de bus via Fleurus et Luttre affaiblit l’accès public à un aéroport intégré dans la stratégie wallonne de mobilité et de développement économique. Sa préoccupation est que les investissements publics dans l’accès multimodal perdent de leur valeur si les voyageurs sont ensuite renvoyés vers la voiture, le parking, les taxis ou les navettes privées.
- Opérateurs de transport et gestionnaires budgétaires
Le TEC, la SNCB ou les planificateurs wallons de la mobilité peuvent soutenir que concentrer la connexion vers l’aéroport via Charleroi-Central améliore la fiabilité et utilise des conducteurs et véhicules limités là où la demande est la plus forte. Cette position serait plus solide si elle était étayée par des données publiées sur la fréquentation, le coût par passager et les correspondances manquées.
- Écosystème de l’aéroport et des navettes privées
BSCA et les opérateurs privés tels que Flibco bénéficient d’un large éventail d’accès : bus public, navettes en autocar, parking, taxis et autopartage. De ce point de vue, moins de liaisons de bus publics alimentées par le rail n’empêchent pas nécessairement les passagers d’atteindre l’aéroport, mais cela peut modifier qui paie et quel opérateur capte le trajet.
